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Association québécoise du transport aérien (AQTA) Magazine AIR
Magazines | Transportation 2012-03-20 00:00:00
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    Répertoire de l'industrie La gestion du bruit La face cachée de la sélection Hélicoptère : De l'homme à la machine Changement de garde à l'AQTA : Entrevues avec Marco Prud'Homme et Éric Lippé derrière L'âme L'ARMATURE Volume 27, n o 3, automne 2011 Postpublication 40050783 // 4,95 $

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    sommaire Air MAgAzinE sommaire sommaire mmaire sommaire sommaire Pierre-André Roux Éditeur - Pilote commercial diplômé du CQFA, Pierre-André Roux est détenteur d'une maîtrise en économie et politique de l'Université Laval. pa.roux@aqta.ca Geneviève Vouligny Chroniqueuse - Titulaire d'un Baccalauréat en communication de l'université du Québec à Montréal, Geneviève Vouligny se spécialise en communications internes, en élaboration de plans stratégiques, en développement de partenariats, en création de matériel promotionnel et en relations de presse. gvouligny@hotmail.com Franz Reinhardt Chroniqueur - Avocat de formation et détenteur d'une licence de pilote de ligne, Franz Reinhardt a travaillé comme avocat et gestionnaire à Transports Canada et au Bureau de la sécurité des transports. reinhardtf@videotron.ca Jérôme Dupras Chroniqueur - Doctorant au département de géographie de l'Université de Montréal, biochimiste et musicien, Jérôme Dupras est à la tête de la Fondation des Cowboys Fringants. jerome.dupras@umontreal.ca Jackie Alary Bachelière en psychologie et étudiante à la maîtrise en éducation à l'Université du Québec à Chicoutimi, Jackie Alary se spécialise en facteurs humains en aviation et en sélection de pilotes. Diplômée du CQFA (option hélicoptère), elle y enseigne aujourd'hui. Patrick Lafleur Chroniqueur - Chef pilote et chef instructeur, Patrick Lafleur dirige les opérations de vol de la compagnie Passport Helico. Il veille notamment à l'entraînement des pilotes pour les opérations commerciales et forme les instructeurs de vol de l'unité de formation au pilotage. Frédéric Denoncourt Journaliste - Détenteur d'une maîtrise en science politique, Frédéric Denoncourt est journaliste surnuméraire au quotidien Le Soleil de Québec depuis 2009 et recherchiste pour la société Radio-Canada. France Brûlé Réviseure linguistique et correctrice d'épreuves - Bachelière en langue française et rédaction professionnelle, France Brûlé travaille à son compte depuis cinq ans pour divers clients, notamment des maisons d'édition scolaire et littéraire, des ministères et des revues. france.brule@ccapcable.com Amélie Côté Designer graphique et illustratrice - Titulaire d'un Baccalauréat en communication graphique de l'Université Laval et en voie d'obtenir une maîtrise en arts visuels, Amélie Côté se spécialise dans l'édition de livres et de revues. amelie.cote01@gmail.com Montage de la couverture : Amélie Côté Direction artistique, conception graphique : Amélie Côté (amelie.cote01@gmail.com) Révision linguistique et correction d'épreuves : France Brûlé Impression : Graphiscan Préparation postale : PosteExpress Distribution : Société canadienne des postes, contrat 40050783 Dépôts légaux : Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada, 2011. ISSN 1923-0036 Distribution : 4000 exemplaires distribués en kiosque et par abonnement ; disponible dans Internet (www.aqta.ca) ; également distribué aux ministres et aux députés, aux centres de formation et à la plupart des chambres de commerce Abonnements, publicités et articles : 600, 6 e Avenue de l'Aéroport, Aéroport international Jean-Lesage Québec (Québec) G2G 2T5 Pour nous joindre : 418 871-4635 // www.aqta.ca Toute reproduction totale ou partielle est interdite sans l'approbation écrite de l'éditeur. 28 12 20 8 Environnement La gestion du bruit 12 Entrevues Entrevues avec Marco Prud'Homme et Éric Lippé 17 Gestion La face cachée de la sélection 23 Affaires Innovation et performance : la revanche des artistes ! 28 Reportage Au lever du bouclier 34 Hélicoptère De l'homme à la machine 45 Répertoire Bottin des membres de l'AQTA 34 3 AIR, vol. 27, n o 3, automne 2011 3

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    éditorial itorial 4 AIR, vol. 27, n o 3, automne 2011 éditorial éditorial éditorial l'âme derrière l'armature Ça y est, vous tenez entre vos mains la troisième édition thématique du magazine AIR. De l'âme à l'armature est pour nous une édition qui allait de soi, car, en fait, derrière une industrie où la machine occupe une place prépondérante et où il est souvent question de mécanique, il existe une dynamique fondamentalement humaine. C'est pour faire honneur à cette réalité que nous abordons ce sujet trop souvent négligé. Les dernières années ont certainement permis de donner une place plus importante aux facteurs humains et à la gestion des ressources humaines à l'intérieur d'un cockpit (CRM), mais on est loin d'avoir cerné la dimension humaine. Nous avons donc décidé d'explorer de nouvelles avenues. Ainsi, nous vous présentons le métier de pilote en tant qu'expérience fondamentalement humaine, certaines réalités qui mettent en valeur le génie de ceux qui ont participé à la naissance de l'aviation ainsi que de nouvelles approches en gestion qui redonnent à l'humain la place qui lui revient. Finalement, cette édition contient le répertoire des membre de l'AQTA. Nous vous offrons ainsi un outil qui vous permet de garder à portée de main l'ensemble des références dont vous avez besoin. Cette édition du magazine est aussi l'occasion de faire le point sur le changement de garde qui a eu lieu récemment à l'Association québécoise du transport aérien (AQTA). En effet, après deux ans et demi à la tête de l'organisme, M. Marco Prud'Homme tire sa révérence. Son successeur et lui ont accordé une entrevue à l'équipe du magazine. Alors que vous parcourrez ces pages, nous serons déjà à la préparation du numéro suivant, dans lequel nous dresserons un portrait de l'aviation générale en tant que base de l'aviation commerciale. L'équipe d'AIR La sortie de cette édition du magazine concorde avec le lancement du tout nouveau casque numérique S1 de Sennheiser. Merci à Sennheiser et à Studio Pub Photo pour la réalisation de la page couverture qui illustre le thème abordé. aqta.ca aerien.ca

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    Vice-président de l'APBQ, Stephan Schneider est rédacteur en chef du site Internet cielquebecois.com Une nouvelle émission de télévision consacrée à l'aviation québécoise sera diffusée sur les ondes de TVA sports à l'automne 2011. Le magazine télé AIR, produit par Communications Rivage, ouvre une fenêtre sur cette industrie. Le tournage se déroule actuellement dans plusieurs régions du Québec, notamment dans la ville de Lachute, au nord-ouest de Montréal. Ce genre de concept télévisuel n'avait jamais été entrepris au Québec jusqu'à maintenant. Une compagnie de production intéressée, un diffuseur motivé et des aviateurs passionnés, tous les ingrédients sont réunis pour la production d'une série de 13 épisodes. Quelques partenaires majeurs, dont plusieurs membres de l'AQTA, participent à l'aventure. C'est le cas notamment de Passport-Hélico, de Lachute Aviation, de Canadien Helicopter, de NAVCANADA et, bien sûr, de www.cielquebecois.com. Plusieurs au petit écran Colonne de Schneider autres partenaires comme l'Association des aviateurs et pilotes de brousse du Québec ont aussi contribué, directement ou indirectement, à la réalisation de l'émission. Un concept unique qui tourne autour d'une industrie, des pilotes et de leurs aéronefs Derrière cette émission se cache un concept unique. Tout au long de la saison, soit pendant les 13 émissions, l'animatrice, Carole St-Denis, réalisera son rêve de devenir pilote en suivant une formation dans une école de pilotage de Lachute, au nord-ouest de Montréal. Par ailleurs, l'émission permettra aux spectateurs d'explorer les différentes facettes de l'aviation au Québec. Plusieurs sujets seront traités, par exemple : l'entraînement des pilotes privés et professionnels, les hélicoptères, les ultralégers, les avions de brousse, les spectacles aériens, les cadets de l'air et les avions de voltige. Les images spectaculaires seront au rendez-vous ! Les téléspectateurs auront même parfois l'impression d'être assis à côté des pilotes eux-mêmes. Ce sera notamment le cas lors de la diffusion des images tournées pendant le spectacle aérien de Bagotville et celui de Sun'Fun en Floride. Il s'agit d'un rendez-vous à ne pas manquer dès cet automne ! En attendant le premier épisode, je vous invite à visiter régulièrement www.ciequebecois.com ou la page Facebook de l'émission.

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    7 AIR, vol. 27, n o 3, automne 2011

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    8 AIR, vol. 27, n o 3, automne 2011 Gérer le bruit et le développement du territoire Un texte de Jérôme Dupras Bien qu'au cours des dernières années, le développement technologique ait permis de diminuer le bruit émis par les aéronefs, les problèmes de gestion de bruit sont de plus en plus présents. Il existe des dynamiques complexes et des conflits qui s'exacerbent entre résidents, promoteurs immobiliers, décideurs et acteurs de l'industrie du transport aérien. Derrière ces oppositions se cachent des questions environnementales et... de gestion du territoire. Un outil de mesure fiable Il est d'abord et avant tout nécessaire de bien définir ce qui est considéré comme un niveau de bruit acceptable. La méthode de mesure et d'évaluation du bruit émis par les aéronefs la plus reconnue est la courbe NEF. Il s'agit d'une courbe isosonore qui délimite une zone exposée à un bruit équivalent. Le calcul de la courbe NEF tient compte de tous les facteurs considérés par Transports Canada, tels que le volume du trafic, le type d'aéronef et le mélange de trafic en place. Les courbes NEF sont d'ailleurs reconnues par cet organisme fédéral, qui les utilise afin d'établir une gestion cohérente du territoire. Le niveau acceptable Ainsi, on a établi des seuils afin de déterminer ce qui est considéré comme un niveau de bruit acceptable en fonction de l'utilisation des terrains. Dans le cas de nouveaux aéroports, Transports Canada détermine le niveau de bruit qui peut servir de critère pour restreindre l'établissement de terrains sensibles au bruit, tels que des écoles, des centres de jour, des résidences pour personnes âgées et des hôpitaux. Avec les courbes NEF, nous sommes en mesure de connaître les zones où il est préférable de ne pas établir de nouvelles constructions résidentielles. On a développé un Environnement outil pour aider les autorités municipales à orienter leur gestion du territoire. Gérer le développement du territoire Malgré le développement d'outils permettant de bien cerner l'incidence du bruit et la diminution de l'exposition au bruit de certains secteurs, force est de constater qu'il y a une recrudescence des conflits associés au bruit. Cette discordance est principalement due au fait que le développement technologique et l'application de procédures opérationnelles s'effectuent en concomitance avec une accélération du phénomène d'étalement urbain et de densification des zones résidentielles. Ainsi, malheureusement, il appert que le problème ne réside pas dans l'outil de mesure en soi, mais dans l'utilisation qui en est faite. Une mesure en évolution Fait intéressant, la méthode de calcul des courbes NEF a été mise à jour en 2010 et

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    Gérer le bruit et le développement du territoire utilise aujourd'hui les mêmes données que celles utilisées par la Federal aviation administration (FAA). La mise à jour des données (incluant la diminution du bruit attribuable au développement techno- logique) aura permis d'actualiser les courbes NEF. À titre d'exemple, à l'aéroport Montréal-Trudeau, on a constaté que le nombre de personnes vivant sous une courbe NEF 25 est passé de 17 917 à 9 903. Les interventions réalisées à cet aéroport au cours des dernières années ont d'ailleurs confirmé à quel point des mesures opérationnelles peuvent réduire considérablement l'exposition au bruit de certains secteurs. La contraction de la courbe NEF 25 au cours des deux dernières décennies en est un exemple. Cet aéroport divise en quatre secteurs d'intervention les mesures qu'elle emploie pour diminuer l'exposition au bruit des milieux environnants : les procédures de décollage et d'atterrissage, l'exploitation restreinte à certaines heures, les restrictions touchant les essais moteurs et l'assignation de pistes préférentielles de moindre bruit pour les vols de nuit. Les courbes NEF donnent la mesure du bruit à un moment précis. Afin de prévoir une utilisation appropriée des terrains, on a conçu une version évolutive de la courbe NEF. On parle dès lors des courbes NEP. Ces dernières intègrent le mouvement d'aéronefs attendus dans les dix prochaines années, les types d'aéronefs et les configurations des pistes qui pourraient être exploitées au cours de ces périodes. Vers des outils encore plus performants Quoi qu'il en soit, la FAA a établi l'année dernière les champs de recherche sur le bruit qu'elle juge prioritaires et de haut Évolution des courbes NEF 25 à l'aéroport Montréal-Trudeau. intérêt à la fois pour la qualité de vie des populations et la protection de l'environnement ; selon plusieurs, ces champs de recherche seront repris au Canada. Les recherches devraient permettre la mise sur pied d'une nouvelle génération d'outils de modélisation environ- nementale de l'émission de bruit associé aux activités de transport aérien. On se penche aujourd'hui sur des outils encore plus précis d'évaluation du bruit des opérations, autant au sol que dans les airs. 9 AIR, vol. 27, n o 3, automne 2011

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    10 AIR, vol. 27, n o 3, automne 2011 La gestion du bruit en aéronautique Saviez-vous que... Un texte de Franz Reinhardt Selon la Loi sur l'aéronautique, le ministre des Transports est chargé du développement et de la réglementation de l'aéronautique, ainsi que du contrôle de tous les secteurs liés à ce domaine. Le Règlement de l'aviation canadien (RAC) découlant de cette loi porte principalement sur la sécurité et sur la sûreté de l'aéronautique. Cependant, seulement quelques rares dispositions réglementaires ne traitent pas de sécurité ou de sûreté, comme celles s'appliquant aux émissions des gaz d'échappement des avions munis de moteurs à turbine ainsi que celles établissant des critères d'atténuation de bruit et de mesures de contrôle de bruit dans les aérodromes. Nous nous intéresserons ici aux procédures établies par Transports Canada pour assurer une certaine gestion du bruit en aéronautique, et ce, principalement dans les aérodromes. L'article du RAC qui établit clairement les exigences d'exploitation concernant la gestion du bruit causé par les aéronefs est le suivant : 602.105 Il est interdit d'utiliser un aéronef à un aérodrome ou dans son voisinage à moins de se conformer aux procédures d'atténuation de bruit et aux exigences de contrôle de bruit applicables, précisées par le ministre dans le Canada Air Pilot ou le Supplément de vol-Canada, notamment en ce qui concerne : 1. les pistes préférentielles ; 2. les routes à bruit minimum ; 3. les heures au cours desquelles l'utilisation des aéronefs est restreinte ou interdite ; 4. les procédures d'arrivée ; 5. les procédures de départ ; 6. la durée des vols ; 7. les interdictions ou restrictions visant les vols d'entraînement ; 8. les approches VFR ou à vue ; 9. les procédures d'approche simulée ; 10. l'altitude minimale à laquelle les aéronefs peuvent être utilisés dans le voisinage de l'aérodrome. Cet article donne le pouvoir à Transports Canada de réduire le bruit causé par les aéronefs en modifiant les procédures opérationnelles et en décrétant certaines restrictions d'exploitation comme le contrôle de l'utilisation des pistes et des itinéraires ou l'établissement de procédures spécifiques de décollage, d'approche et d'atterrissage. On a conçu ces procédures d'atténuation du bruit pour minimiser les effets du départ des aéronefs sur l'environnement sans compromettre la sécurité; elles ne peuvent être élaborées qu'à la suite d'une consultation avec les exploitants aériens. Environnement Certaines procédures imposent des restrictions aux heures d'exploitation et peuvent s'appliquer tant le jour que la nuit. D'autres procédures d'atténuation du bruit au départ (NADP) prévoient une modification des procédures opérationnelles des aéronefs au décollage. Ces dernières exigent une réduction de la puissance de l'aéronef au décollage après qu'il a atteint une certaine altitude (800 pieds au-dessus de l'aérodrome) et font référence à une configuration, à une vitesse et à un taux de montée jusqu'à 3000 pieds ; après quoi, le pilote peut maintenir un taux de montée franc et accélérer progressivement jusqu'à la vitesse de montée en route. Le personnel de contrôle de la circulation aérienne peut également donner des instructions quant à l'utilisation d'une piste plutôt qu'une autre, mais il doit respecter le maximum permis de composante de vent arrière ou de travers pour assurer une exploitation sécuritaire. Il est entendu que toutes ces procédures doivent respecter les limites de performance prévues au manuel de vol de chaque type d'aéronef et qu'elles ne doivent pas avoir priorité sur une stratégie de vol qui pourrait être nécessaire en cas de panne moteur. Les procédures NADP ne sont conçues que pour les avions à turboréacteur ; on les élabore de manière à assurer le maintien de la sécurité des vols, tout en minimisant l'exposition au bruit au niveau du sol.

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