Topics
Add to bookmarks Add to subscriptions Share
ZonePortneuf
| Business 2011-08-26 23:45:00
Page 1 of 2
  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 1

    PHOTO MATHIEU LAMARRE (CLD DE PORTNEUF) 1 zoneportneuf 20 PAGES Deux cyclistes en randonnée devant le moulin à vent de Grondines, le plus ancien au Québec (1674). Johanne Martin Collaboration spéciale adre de vie de près de 49 000 personnes, Portneuf fracasse chaque année - et depuis quelque temps déjà - de nouveaux records de mises en chantier. Plus de constructions pour répondre, bien entendu, aux besoins d'une population en croissance - 6 % de 2001 à 2009 -, une situation attribuable, en grande partie, à l'étalement urbain. «L'un des défis que nous nous sommes donnés, c'est évidemment de continuer à attirer des gens pour qu'ils s'établissent chez nous, mais aussi de faire qu'ils choisissent d'y travailler», commente le préfet, Denis Langlois. «En même temps, il PORTNEUF - Route verte, route bleue, route des saveurs, terre de patrimoine et de culture, Portneuf n'est plus la zone que l'on traversait jadis, quelque part entre Québec et Trois- Rivières, sans vraiment savoir qu'on y était et sans s'y arrêter. Elle est devenue le lieu de prédilection d'un nombre sans cesse grandissant de touristes, mais aussi de retraités et de jeunes familles à la recherche d'un petit coin de paradis. Portrait d'une région qui a tout pour plaire et qui mise plus que jamais sur ses atouts pour favoriser son essor économique. C faut promouvoir davantage l'entrepreneuriat afin de donner un nouvel élan à notre économie.» Profitant d'un positionnement avantageux, Portneuf figure en tête de liste des MRC les plus industrialisées de la région de la Capitale-Nationale. Le secteur des produits métalliques, auquel appartiennent notamment l'aluminerie Alcoa de Deschambault et son centre d'excellence mondial, de même que celui des produits minéraux non métalliques - qui bénéficie actuellement des retombées du dynamisme immobilier - contribuent pour une bonne part à la vitalité du territoire. LES DOSSIERS SPÉCIAUX DU SOLEIL Portneuf est la MRC la plus industrialisée, mais aussi la plus agricole. On dit d'ailleurs qu'elle est le grenier de Québec. S'il tend à se diversifier, le secteur de l'agroalimentaire portneuvois fait déjà sa marque dans le panier de provisions ou au menu des restaurants avec des produits tels les fromages fins de La Maison Alexis de Portneuf ou encore les tomates Savoura des Serres du Saint-Laurent. Toute une gamme d'aliments issus du terroir sont également regroupés sous le nouveau label Culture de saveurs Portneuf. En dépit de la fermeture récente de trois usines majeures, la forêt, qui occupe 83 % du territoire, participe de manière déterminante à l'activité économique de la MRC de Portneuf, tant au chapitre de la récolte de bois que de la multitude d'activités récréatives qui s'y pratiquent. De nouvelles perspectives se dessinent présentement et permettent au secteur d'entrevoir des marchés prometteurs dans la deuxième et la troisième transformation. leSoleil samedi 27 août 2011 TOUT POUR PLAIRE Lire la suite > 2 PORTNEUF EN CHIFFRES Rivière-à-Pierre Saint-Raymond Québec Deschambault Trois-Rivières Superficie : 4096 km 2 * Population : 48 748 * Âge moyen : 44 ans ** Revenu moyen : 38 182 $ ** (25 à 64 ans) Nombre d'entreprises : 1107 *** Nombre d'emplois : 17 947 *** PRINCIPAUX SECTEURS D'ACTIVITÉ Agriculture et agroalimentaire Forêt Métallurgie Produits minéraux non métalliques (ciment, béton, chaux et granite) * MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES, DES RÉGIONS ET DE L'OCCUPATION DU TERRITOIRE ** INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC *** LISTE DES INDUSTRIES ET DES COMMERCES DE LA CAPITALE-NATIONALE, MARS 2010

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 2

    2 zoneportneuf leSoleil samedi 27 août 2011 Suite de la une TERRE DE CULTURE ET DE PATRIMOINE Le potentiel exceptionnel offert par la nature environnante ne saurait cependant faire oublier les attraits nés de la présence humaine sur des terres habitées depuis l'époque de la Nouvelle-France. Sur le plan touristique, en plus du plein air, la culture et le patrimoine constituent les axes privilégiés pour le développement et la mise en marché de Portneuf. «Nous avons chez nous des bâtiments admirablement bien conservés qui datent des débuts de la colonie et qui sont des témoins remarquables de l'histoire du Québec rural», rapporte l'agente culturelle de la MRC de Portneuf, Marie-Claude Demers. «Le patrimoine religieux, par exemple, est au cœur de la renommée enviable qu'a acquise la région, tout comme la portion du chemin du Roy qui traverse le territoire.» Une panoplie d'activités culturelles et sportives, parmi lesquelles on compte la Biennale internationale du lin, le Festival de films de Portneuf sur l'environnement, Donnacona au rythme du blues, la Grande Nage Portneuf Savoura et la Course de la banquise, complète une offre à nulle autre pareille. VINGT PAGES DE DÉCOUVERTES Avec ce supplément de 20 pages, Le Soleil met l'accent sur la MRC de Portneuf, sur les 18 municipalités qui la constituent et sur le potentiel social, économique, patrimonial et culturel de cette région. Profitez-en pour tester vos connaissances en répondant à notre jeu-questionnaire préparé pour cette section spéciale. Bonne lecture! Le chemin du Roy est jalonné de bâtiments ancestraux. Ici, le diacre de la paroisse de Cap-Santé, Ludger Lavoie, en compagnie de M me Égide Trépanier, propriétaire de la maison Morisset, qui date de 1715. - PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE JOHANNE MARTIN Connaissez-vous ces personnalités? Johanne Martin Collaboration spéciale PORTNEUF - La région de Portneuf a vu naître un grand nombre de personnalités qui se sont illustrées dans différents domaines. Saurez-vous les reconnaître? Les réponses sont en page 7. 1 Originaire de Saint-Raymond, il est le frère d'un député fédéral qui se prénomme Louis. Son arrière-grand-père, qui a eu 26 enfants, a été l'un des fondateurs de la ville qui l'a vu naître, en 1942. Très tôt, cet artiste apprend le piano et entreprend des études classiques au Petit Séminaire de Québec. Il excelle en peinture et hésite donc entre son actuel métier et celui de peintre. 2 Un prix de l'Académie des lettres du Québec a été créé en l'honneur de cet écrivain natif de Saint-Casimir. La bibliothèque municipale de Saint-Augustin-de- Desmaures porte également son nom. Au cours de sa vie, ce célèbre personnage, avocat de formation, a fait le tour du monde, visitant tous les continents sauf l'Australie durant sa vie. Né en 1900, il est décédé en 1975. 3 À ce jour, cette Portneuvienne née le 25 juillet 1966 a vendu plus de quatre millions d'albums dans le monde. Après des études littéraires, elle montre un talent d'écriture qui lui vaut dès 1989 le Prix auteur-compositeur-interprète au Festival international de la chanson de Granby. Prise sous l'aile de Charles Aznavour, elle connaît un succès phénoménal en France. Pendant longtemps, elle a été mariée à un humoriste bien connu. 4 Ancien joueur du Canadien de Montréal, il a mis au point un programme pour aider les jeunes Inuits dans leur cheminement scolaire en les initiant au hockey sur glace. Le 28 janvier 2008, son initiative lui vaut le titre de Personnalité de l'année 2007 La Presse-Radio-Canada. Né à Pont- Rouge en janvier 1968, ce pilote accompli possède un hydravion et une propriété au lac Sept-Îles. En outre, il se fait aujourd'hui protecteur de la forêt québécoise. 5 À 13 ans, une immense porte de grange s'abat sur cette personnalité originaire de Saint-Marc-des- Carrières, la privant de l'usage de ses jambes. Maintenant âgée de 41 ans, elle a poursuivi des études en sciences humaines au Cégep de Sainte-Foy, puis en histoire à l'Université de l'Alberta, où elle s'est inscrite afin de pouvoir s'entraîner sous la direction de celui qui demeurera son entraîneur, Peter Eriksson. 6 Né le 19 mars 1861 à Grondines, ce politicien québécois fut premier ministre du Québec pendant 15 ans. Le 10 janvier 1929, il est nommé lieutenant-gouverneur du Québec, mais il n'occupe ce poste que deux mois avant de mourir en fonction le 28 mars 1929, au moment où il s'apprête à présider la cérémonie de prorogation de la session de l'Assemblée législative. 7 Réalisateur, scénariste, acteur et producteur de films aux styles très variés, cet homme né à Deschambault le 25 juin 1941 est reconnu mondialement. Il est le conjoint de la productrice Denise Robert et il a deux frères bien connus dont l'un est acteur et l'autre, anthropologue. Son père se prénomme Horace et sa mère, Colette. 8 Né en 1973 à Saint-Raymond, il a notamment joué dans 4 et demi, Virginie, Une jeune fille à la fenêtre, L'auberge du chien noir, Au nom de la loi et Bob Gratton. Ce jeune comédien a toujours de la parenté dans la région et son père, prénommé Fernand, a été directeur du Centre de santé et de services sociaux de Portneuf. 9 Il est l'un des statuaires les plus prolifiques de la fin du XIXe et du début du XXe siècle; ses 60 ans de carrière lui ont permis de réaliser près d'un millier d'œuvres disséminées sur tout le nordest du continent américain. Né le 26 octobre 1845 à Saint-Raymond, il est décédé le 11 mars 1928 à Sainte-Anne-de-Beaupré. L'école secondaire de son village natal porte son nom. 10 Prélat et scientifique canadien qui fut archevêque d'Ottawa de 1940 à 1953, cet homme a vu le jour à Saint-Raymond le 16 août 1885. Décédé le 30 mars 1953, il a beaucoup marqué la vie intellectuelle et spirituelle de son époque. Le pavillon des sciences de la nature de l'Université Laval a été nommé en son honneur. 3023521

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 3

    leSoleil samedi 27 août 2011 zoneportneuf 3 «Nous avons déménagé pour vous!» Johanne Martin Collaboration spéciale SAINT-UBALDE - Lorsque certains de leurs nouveaux concitoyens les interpellent encore en leur demandant pourquoi ils se sont établis à Saint-Ubalde, Stéphanie Marineau et Laurent Fournier répondent invariablement : «Nous avons déménagé pour vous, pour ce que vous nous apportez!» Lui est originaire de Saint- Joseph-du-Lac et elle, de Laval. Tous deux dans la mi-vingtaine, installés à Saint-Eustache, ils cherchaient depuis un petit moment à quitter la ville, mais sans trop savoir où aller, à quel endroit faire leur nid pour profiter des grands espaces à coût abordable et de la «chaleur humaine». «C'est lors d'une escapade en Mauricie, à Saint-Mathieu-du- Parc, où nous nous sommes rendus pour que je suive un stage d'entraînement avec mon chien, que le déclic s'est fait, rapporte Stéphanie. C'est à ce moment que c'est devenu clair, net et précis que ce qu'on voulait, c'était vivre à la campagne.» Ils partent alors en «randonnée d'exploration», comme ils se plaisent à le dire, d'abord dans le secteur de Saint-Adelphe, puis élargissent leur rayon et tombent finalement sur une maison ancestrale à Saint-Ubalde - celle de Ti-Toine Hardy -, pour laquelle ils ont un véritable coup de cœur et qu'ils achètent en décembre dernier. «Le hic, c'est que nous ne connaissions pas un chat ici et que nous n'avions pas d'emploi dans le coin ni l'un ni l'autre, raconte Laurent. Heureusement, nous avons pu profiter de programmes d'aide d'organismes locaux et de conseils donnés par des personnes clés qui habitent Portneuf.» Stéphanie et Laurent établissent un premier contact avec JeunEs- Laurent Fournier et Stéphanie Marineau en compagnie de leurs chiennes, Bielle et Charlie, et de deux des poulets qu'ils ont commencé à élever ce printemps. - PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE JOHANNE MARTIN sor Portneuf, où l'agente de migration Place aux jeunes-Desjardins, Hélène McHugh, leur offre du soutien dans la mise à jour de leur CV tout en les accompagnant dans leur recherche d'emploi. «Par la suite, nous sommes entrés en communication avec Jean- Pierre Naud, du même organisme, qui nous a inscrits au programme Place à la relève, poursuit la jeune femme. Cette mesure particulière accorde une subvention salariale aux employeurs qui embauchent de jeunes travailleurs.» Rapidement, Laurent déniche un emploi de mécanicien chez Patates Dolbec, alors que la candidature de Stéphanie - auparavant propriétaire d'une garderie en milieu familial - est rete- nue pour coordonner l'initiative Portneuf en forme, qui consiste essentiellement à animer des ateliers d'activités physiques pour les jeunes un peu partout sur le territoire. NOUVELLE ENTREPRISE «Combiné à une fin de semaine d'activités consacrée à la découverte de Portneuf offerte par Jeun- Essor, mon nouveau travail m'a permis de mieux connaître la région, puisque j'ai eu à la sillonner à de nombreuses reprises en long et en large», tient à spécifier Stéphanie, qui lance ces jours-ci sa propre entreprise, La Campagne animée, pour répondre à des besoins non comblés en animation et en gestion de loisirs à Saint- Casimir, à Saint-Ubalde, à Saint- Alban et à Saint-Adelphe. «Ce qui importe quand on arrive quelque part, c'est de tout faire pour s'intégrer, ajoute par ailleurs Laurent. J'ai personnellement participé à l'organisation des fêtes associées au 150 e anniversaire de Saint-Ubalde, cette année, et Stéphanie fait du bénévolat à la bibliothèque. On veut développer notre sentiment d'appartenance à la communauté!» Les deux tourtereaux, qui souhaitent fonder une famille d'ici trois ou quatre ans, admettent que leurs valeurs ont changé depuis qu'ils vivent en campagne. «Avant, je courais les rassemblements de motos et maintenant, j'apprends à jouer du violon, «Ce qui importe quand on arrive quelque part, c'est de tout faire pour s'intégrer. On veut développer notre sentiment d'appartenance à la communauté!» - Laurent Fournier question de perpétuer une tradition qui existe ici et que je pourrai peut-être transmettre à mes enfants», termine le jeune homme. 3023520

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 4

    4 zoneportneuf leSoleil samedi 27 août 2011 Chacun à sa façon pour que Portneuf soit gagnante Les députés fédéral et provincial plaident pour une région forte et dynamique Johanne Martin Collaboration spéciale PORTNEUF - Si les députés Michel Matte et Élaine Michaud s'entendent sur les enjeux prioritaires de la région de même que sur les liens qu'ils doivent entretenir, ils admettent cependant tous deux qu'ils ont leurs propres dossiers à gérer. Leurs propres dossiers «pour que Portneuf soit gagnant», menés par une vision du développement qui les distingue. Au menu des priorités : l'essor de l'agriculture, le redressement du secteur forestier, l'amélioration des conditions de vie des citoyens et la création d'un milieu de vie dynamique et attrayant pour les personnes comme pour les entreprises. «La priorité des priorités, à mon sens, c'est de se distinguer Michel Matte croit que Portneuf a tout avantage à se concentrer sur ses créneaux d'excellence pour assurer son succès. - PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL comme territoire entre Trois- Rivières et Québec», déclare d'emblée Michel Matte, le député libéral de Portneuf à l'Assemblée nationale. «Il faut se concentrer sur nos créneaux d'excellence, ceux qui apportent de la valeur ajoutée à tout ce que nous offrons.» Alors que M. Matte entend travailler à une éventuelle expansion du Centre de recherche en sciences animales de Deschambault, la députée fédérale nouvellement élue, Élaine Michaud, se montre de son côté préoccupée par le sort des fermes familiales et la relève dans les entreprises agricoles. «Je m'engage à apporter toute l'aide possible aux exploitants. En même temps, je me réjouis de voir qu'il existe, dans Portneuf, des initiatives qui visent à rapprocher les consommateurs des agriculteurs, exprime la députée néodémocrate de Portneuf-Jac- ques-Cartier à Ottawa. Le marché public de Deschambault en est un bel exemple.» La relance de l'industrie forestière figure également dans son plan d'action. «Actuellement, il n'y a pas beaucoup d'investissements de la part du gouvernement fédéral dans la région relativement à ce secteur d'activité; Portneuf a un peu été laisséepour-compte au cours des dernières années et il importe d'injecter de l'argent pour accélérer la reprise», soutient-elle. Élaine Michaud est préoccupée par le sort des fermes familiales et par la relève dans les entreprises agricoles. - PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, LAETITIA DECONINCK TIRER SON ÉPINGLE DU JEU S'il concède qu'il reste du travail à faire dans le secteur de la forêt, le député Matte rappelle par ailleurs que certaines entreprises ont su se montrer créatives et sont parvenues à bien tirer leur épingle du jeu en dépit de la crise. «Le fabricant d'huiles essentielles Aliksir, avec sa gamme de produits uniques, est de celles-là, illustre-t-il. On note aussi l'investissement que fait présentement Scierie Dion et Fils dans une nouvelle ligne de transformation.» En matière de services à la population, les élus saluent la mise sur pied d'un service de transport collectif dans Portneuf. «Nous devons continuer à appuyer ce projet afin de bonifier l'offre, puisque cette initiative a un impact positif tant sur la prévention de l'exode des jeunes que sur la qualité de vie des travailleurs», disent-ils. La décontamination et la réfection du quai de Portneuf de même que la relance du site industriel laissé vacant par la fermeture de l'usine d'AbitibiBowater de Donnacona comptent au nombre des dossiers qui recevront également une attention particulière de la part de M me Michaud. «Nous avons été en mesure de découvrir nos forces, de trouver des solutions pour améliorer notre situation et, de plus en plus, la région se fait avantageusement connaître par ses entreprises, par la beauté et le potentiel de sa nature. À nous de continuer à séduire les touristes, les entrepreneurs et les futurs résidants pour les attirer chez nous!», conclut Michel Matte. «Je me réjouis de voir qu'il existe, dans Portneuf, des initiatives qui visent à rapprocher les consommateurs des agriculteurs» - Élaine Michaud, députée de Portneuf-Jacques-Cartier à la Chambre des communes «La priorité des priorités, à mon sens, c'est de se distinguer comme territoire entre Trois-Rivières et Québec» - Michel Matte, député de Portneuf à l'Assemblée nationale 3023848

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 5

    leSoleil samedi 27 août 2011 X5 3023885

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 6

    6 zoneportneuf leSoleil samedi 27 août 2011 Un milieu qui se concerte et se Johanne Martin Collaboration spéciale CAP-SANTÉ - Cette année, la MRC de Portneuf consacrera 1,7 million $ à la promotion et au développement économique. En même temps que se déploient différentes initiatives associées au marketing territorial, la dynamique de concertation qui caractérise le milieu continue à faire son œuvre. Conserver ses travailleurs, en attirer de nouveaux, mais surtout : trouver des moyens d'y parvenir. Plus important dans Portneuf que dans tout le reste de la région de la Capitale-Nationale, le mouvement de vieillissement de la main-d'œuvre est à la base d'une perpétuelle campagne de séduction menée par les employeurs portneuvois. «Pour répondre à leurs besoins, ceux-ci doivent dorénavant miser sur la migration de travailleurs en provenance de Québec et de la Mauricie, sur l'intégration des personnes exclues du marché du travail, mais aussi - et de plus en plus - sur l'immigration, qui connaît heureusement un certain succès dans Portneuf depuis quelques années», explique le directeur du centre local d'emploi (CLE) de Portneuf, Stéphane Isabelle. Plusieurs initiatives originales ont ainsi vu le jour dans les entreprises, initiatives appuyées par un vaste chantier amorcé par l'Union des chambres de commerce et d'industrie de Portneuf et qui vise à mieux connaître la réalité des employeurs en plus de favoriser leur maillage. D'ici la fin de 2011, l'organisme s'est donné pour mission de joindre toutes les entreprises établies sur son territoire. Au terme de l'exercice, jamais un portrait aussi complet de l'entrepreneuriat portneuvois n'aura été dressé. De son côté, la population est régulièrement interpellée par des campagnes d'achat local. Dans l'est de Portneuf, où les fuites commerciales sont considérables, on incite les citoyens à consommer dans leur milieu. Au printemps, la Chambre de commerce de l'est de Portneuf a orchestré la plus importante offensive de son histoire. DÉVITALISATION FREINÉE Dans les secteurs ouest et nord, les efforts se poursuivent en vue de combattre, à l'instar de bien des régions du Québec, le phénomène de la dévitalisation. La bonne nouvelle : des neuf villes et villages qui Les cinq principaux employeurs de la MRC 1 Centre de santé et de services sociaux de Portneuf : 950 employés 2 Commission scolaire de Portneuf : 900 employés 3 Alcoa, aluminerie de Deschambault : 615 employés 4 Service correctionnel du Canada (pénitencier de Donnacona) : 430 employés 5 Ciment Québec : 200 employés Source : Centre local de développement de Portneuf affichaient encore récemment un indice inquiétant, il n'en reste plus que cinq... et ils se situent à peine sous la barre du zéro. «Pour répondre à leurs besoins, [les employeurs] doivent [entre autres] miser sur la migration de travailleurs en provenance de Québec et de la Mauricie» - Stéphane Isabelle, directeur du CLE de Portneuf Un an après la tenue du Forum sur la revitalisation municipale et économique, on note à cet égard la mise sur pied du Groupe d'action en développement durable de l'ouest. Le Groupe ciblera les meilleurs projets pour maintenir les commerces et les services de proximité et soutenir la création de richesses et d'emplois durables; il a notamment dans ses cartons la réalisation d'un inventaire Internet des locaux et des terrains commerciaux et industriels disponibles. «Retenons également que le CLD [centre local de développement] et la SADC [société d'aide au développement des collectivités] ont déposé, cette année, leur deuxième planification stratégique concertée, un partenariat rare, sinon unique au Québec», rappelle le préfet, Denis Langlois. «Depuis 2005, les maires démontrent aussi une volonté de travailler ensemble. En fait, tout le monde participe au développement de Portneuf et se donne les moyens pour réussir.» Avec la fabrication de jeux d'eau en métal, Mécanarc s'est lancée dans un nouveau créneau. Son président, Romain Julien, est parvenu à percer le marché américain. - PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE JOHANNE MARTIN Un environnement de choix Pour quiconque souhaite se lancer en affaires, Portneuf propose un environnement de choix. Traversée par l'autoroute 40, la région comprend cinq parcs industriels (Donnacona, Portneuf, Deschambault-Grondines, Saint-Marc-des-Carrières et Saint-Raymond) où sont offerts des congés de taxes, des terrains à faible coût, des programmes d'assistance technique et financière de même que des infrastructures qui incluent le gaz naturel, l'aqueduc et l'assainissement des eaux. Sur le territoire, l'accès au transport ferroviaire, la proximité de la matière première, la présence d'un bassin de main-d'œuvre compétente et stable combinée à une expertise locale dans les domaines industriel, commercial et administratif constituent également des atouts de taille. Johanne Martin (collaboration spéciale) 3023464

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 7

    leSoleil samedi 27 août 2011 vend DE PORTNEUF AU BOUT DU MONDE Fortement industrialisée, Portneuf exporte ses produits un peu partout dans le monde. Tantôt connus, tantôt moins connus, ils font dans tous les cas la fierté des entreprises et des travailleurs de la région. * Les Industries Légaré, Saint- Raymond (meubles en série) - Amérique du Sud * Bordures Polycor, Rivière-à- Pierre (granite ouvragé et en blocs) - Ontario et États-Unis * Columbia Forest Products, Saint-Casimir (panneaux de contreplaqué) - Canada et États-Unis * Bras de Fer Gingras, Saint- Ubalde (dispositifs de levage et de déchargement de bacs roulants) - Canada et Europe * Fonderie Laroche, Pont-Rouge (pièces moulées en fonte) - Ontario, Maritimes et États-Unis * Marie-Lou Évolution, Saint- Marc-des-Carrières (uniformes) - Canada et États-Unis * Batko, Portneuf (boîtiers de protection pour ordinateurs, caméras et moniteurs) - Canada et États-Unis * Pro-Métal Plus, Deschambault- Grondines (transformation de métaux) - Europe * Ferme Laurier, Saint-Basile (sirop d'érable) - Canada, États- Unis, Asie, Europe, Amérique du Sud * Vallée inc., Saint-Alban (chariots élévateurs) - Canada, États-Unis Johanne Martin (collaboration spéciale) Source : Centre local de développement de Portneuf Réponses du questionnaire de la page 2 1 Connu pour sa participation aux comédies musicales Starmania et Notre-Dame de Paris, Luc Plamondon fera revivre la résidence d'Augustine Plamondon, celle qui fut son premier professeur de musique. Grâce à une généreuse contribution financière versée récemment, le célèbre parolier permettra à son village natal de se doter d'une maison de la culture, la Maison Plamondon. 2 Poète de renom, auteur du récit Les voyages de Marco Polo et du re- Luc Plamondon cueil de poèmes Les îles de la nuit, Alain Grandbois a fait l'objet d'une biographie publiée l'an dernier par la Société d'histoire et de généalogie de Saint-Casimir. Écrit par Marcel Fortin, l'ouvrage traite des 25 premières années de sa vie. Le livre intitulé Alain Grandbois, formation d'un seigneur comprend plus de 400 pages agrémentées d'une trentaine de photographies. 3 Il y a une semaine à peine, Lynda Lemay était de passage dans son village natal, Portneuf, qui célèbre cette année son 150e a n n i v e r - saire. Elle y a présenté son dernier Lynda Lemay spectacle, Le cœur qui fait mille tours. Au total, cette prolifique auteur-compositrice-interprète compte à son actif 12 albums, dont le dernier, Blessée, a été lancé en septembre 2010. 4 En mai, Joé Juneau était le conférencier invité du brunch-bénéfice de la Fondation de l'école secondaire de Saint-Marc. Il a profité de l'occasion pour témoigner de son engagement social avec le programme de développement des jeunes au Nunavik, qui poursuit des objectifs semblables à ceux de la fondation portneuvoise en ce qui a trait à la persévérance scolaire. 5 En 17 ans de carrière comme coureuse en fauteuil roulant, Chantal Petitclerc a remporté 21 médailles, dont 14 d'or, ce qui en fait une des athlètes les plus décorées au monde. Elle détient le record du monde et le record paralympique des courses sur 100 m, 200 m, 400 m, 800 m et 1500 m. En septembre 2009, à Toronto, elle a été intronisée à l'Allée des célébrités canadiennes. Chantal Petitclerc 6 Sous la bannière libérale, Lomer Gouin est élu pour la première fois dans le district de Montréal n o 2 lors du scrutin général de 1897. Avocat de formation, il est entré au Parlement sans fortune personnelle, mais devient millionnaire en 1912. À Desc h a m b a u l t - G r o n - dines (secteur Grondines), en sa mémoire, une rue porte son nom. Denys Arcand 7 Deux grands succès ont notamment marqué la carrière de Denys Arcand : Le déclin de l'empire américain, film paru en 1986, et sa suite, projetée à l'écran 18 ans plus tard, Les invasions barbares. Le 29 mai, au Club de golf des Pins de Saint-Alban, le réputé cinéaste a pris part au cinquième Tournoi de golf de l'École de musique de Deschambault-Grondines qui porte son nom. 8 Grâce à Louis-David Morasse, le film biographique Gerry, dans lequel il incarne Denis Boulet, le zoneportneuf 7 frère aîné du rocker Gerry Boulet, a été lancé en grande pompe le 20 juin au Cinéma Alouette de Saint-Raymond. Mario St-Amant et cinq autres comédiens accompagnaient la vedette locale. À la fin de la représentation, les act e u r s ont rencontré les cinéphiles et se sont prêtés à une séance d'autographes et de photos. 9 Sculpteur de renom, Louis Jobin a étudié avec François-Xavier Berlinguet à Québec en tant qu'apprenti pendant quatre ans, puis chez Boulton à New York. En 1870, il fonde son propre atelier à Montréal et y exécute figures de proue, enseignes, mobilier et œuvres religieuses. Cinq ans plus tard, il s'établit à Québec, où il se consacre progressivement à la statuaire religieuse en bois d e s t i n é e à l'extérieur des édifices. 10 Ordonné prêtre en 1910, Alexandre Vachon a enseigné la chimie à l'Université Laval avant de devenir doyen de la faculté des sciences en 1937 et, enfin, recteur de l'établissement en 1939. Une année plus tard, le pape Pie XII le nomme à la tête de la province ecclésiastique d'Ottawa. Au cours de sa carrière, il a été président du Conseil national de recherches et du Conseil des pêcheries du Canada, et membre du conseil d'administration de Radio-Canada. Johanne Martin (collaboration spéciale) 3023463

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 8

    8 zoneportneuf leSoleil samedi 27 août 2011 Des produits qui font leur marque Johanne Martin Collaboration spéciale PORTNEUF - À l'heure où les défis à relever se font nombreux, les producteurs et les transformateurs de Portneuf se montrent plus que jamais déterminés à prendre leur place. Appuyés par la nouvelle image de marque associée au secteur agroalimentaire, notamment, ils cherchent à séduire tant la clientèle locale que les consommateurs de la grande région de Québec. C'est bien connu : Portneuf regorge de fabuleux produits. Il suffit de songer au réputé maïs de Neuville, aux incomparables pommes de terre Dolbec, aux savoureuses tomates des Serres du Saint- Laurent (Savoura) ou encore au riche éventail de fromages fins qui portent sa signature et qui sont régulièrement honorés lors de prestigieux concours. Malgré tout, le Portneuf qui titille les papilles cherche à se démarquer davantage. C'est ainsi que depuis l'an dernier, les produits agroalimentaires portneuvois qui répondent à des critères de qualité et de développement durable tout en mettant en valeur le terroir et le savoirfaire régional ont la possibilité d'arborer le label Culture de saveurs Portneuf. Déjà, 16 entreprises y ont adhéré et d'autres sont à compléter le processus de certification. Portneuf offre une grande variété de produits biologiques tels que ceux de la Ferme Saint-Joseph de Saint-Alban, propriété d'Émilie Savard et de Christian Caron. - PHOTOS COLLABORATION SPÉCIALE JOHANNE MARTIN «Le projet continue de se bonifier avec la mise en ligne, cette année, du nouveau site www.culturedesaveurs.com, site qui répertorie les produits offerts par ce groupe sélect, les endroits où les acheter et les déguster, et même des recettes pour les apprêter», énonce l'agent de développement agroalimentaire du centre local de développement (CLD) de Portneuf, Jérôme Vermette. «Éventuellement, cet outil comprendra aussi un marché virtuel.» Si le nouveau site reflète bien la grande diversité des produits de base issus du terroir portneuvois, il prouve par ailleurs que la mise en marché demeure un enjeu prioritaire pour la région et qu'il s'effectue peu de transformation sur le territoire. Une situation qui est toutefois appelée à changer grâce à de nouvelles initiatives. En exploitation depuis le printemps 2010, la Coopérative de transformation des viandes de Portneuf, située à Deschambault- Grondines, constitue un bel exemple de regroupement qui permet de bonifier l'offre de produits transformés et de se rapprocher du client. Agneau, chevreau, porc, bœuf, bouvillon : le consommateur peut désormais se procurer localement différents types de viandes présentées sous diverses coupes, des viandes préparées sur place et qui proviennent d'une trentaine de producteurs de la région et des environs. Les producteurs et les transformateurs de Portneuf convoitent évidemment beaucoup le marché de la grande région de Québec, mais espèrent également que se crée un sentiment d'appartenance des Portneuvois à l'égard de leurs produits. MARCHÉ DE PROXIMITÉ «Il faut que se crée un marché de proximité, qu'il y ait une meilleure connaissance de nos produits et que ceux-ci soient davantage disponibles chez nous», fait valoir l'un des actionnaires de la Fromagerie des Grondines, Charles Trottier. Éric Bédard et Christine Giguère, qui élèvent du bœuf Highland dans la ferme du même nom, abondent dans le même sens. «Il importe de relancer l'agriculture à petite échelle et que les gens soient fiers d'acheter chez eux, tout comme nous le sommes de produire ici.» 3023959

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 9

    leSoleil samedi 27 août 2011 L'adhésion d'Éric Bédard et de Christine Giguère, de la Ferme Highland, à Culture de saveurs Portneuf leur permet de bénéficier d'un affichage aux abords de la route 138, à Deschambault-Grondines. Déjà cinq ans pour le marché de Deschambault DESCHAMBAULT-GRONDINES - Ouvert tous les samedis jusqu'en octobre, le marché public de Deschambault offre, depuis maintenant cinq ans, une variété intéressante de produits du terroir portneuvois. Maraîchers, fromagers, éleveurs (bovin, porc et volaille), producteurs de petits fruits, de confitures et de confits, liquoriste, chocolatière, boulanger, acériculteur, artisane du chanvre et apiculteur se donnent rendez-vous sur le cap Lauzon, à proximité du magasin général Paré, pour faire découvrir aux visiteurs quelques-uns des trésors de la ferme. Aux heures d'ouverture, entre 9h et 13h, de 300 à 400 personnes par jour en moyenne circulent d'un étal à l'autre, au son d'une musique traditionnelle jouée par des artistes de la région. Des peintres et des artisans exposent aussi sur place et en septembre, le marché se déplacera, l'espace d'un dimanche, à Cap-Santé, à l'occasion de l'événement Tartes en fête (www.marchepublic.org). Johanne Martin (collaboration spéciale) 433 fermes dans la MRC de Portneuf DESCHAMBAULT-GRONDINES - Dans le monde, peu de centres de recherche en sciences animales peuvent se targuer de posséder une expertise aussi diversifiée que celui que compte Portneuf. Inauguré il y a 93 ans - ce qui en fait l'une des plus vieilles institutions de la région - le Centre de recherche en sciences animales de Deschambault (CRSAD) joue depuis longtemps un rôle essentiel dans le développement de l'agriculture portneuvoise et aujourd'hui, tout le Québec profite des travaux qui sont menés dans cet environnement unique. Productions laitière, avicole, porcine, apicole, bovine, caprine et cunicole : tous les secteurs de l'élevage domestique y sont représentés, à l'exception de la production ovine. Depuis plusieurs années maintenant, l'Université Laval et le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ), avec le concours de différents partenaires, unissent leurs efforts dans la réalisation d'expériences qui visent l'avancement de l'agriculture. Chaque année, environ 15 projets s'y accomplissent, sous la supervision de chercheurs et d'étudiants diplômés d'ici et d'ailleurs. 56 564 hectares de terre en exploitation zoneportneuf 9 111,9 millions $ de revenus annuels Source : Conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale Au service de l'agriculture depuis près d'un siècle Le ministre de l'Agriculture, Pierre Corbeil, lors d'une récente visite au CRSAD, est entouré du député de Portneuf, Michel Matte, du maire de Deschambault- Grondines, Gaston Arcand, de Doris Pellerin, de l'Université Laval, et du directeur du Centre, Pierre Baril. - PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE JOHANNE MARTIN «Nos actions sont véritablement basées sur les besoins des producteurs et sur les demandes des consommateurs», indique Doris Pellerin, directeur du département de sciences animales de l'Université Laval et membre du conseil d'administration du CRSAD. Johanne Martin (collaboration spéciale) «Nos actions sont basées sur les besoins des producteurs et sur les demandes des consommateurs» - Doris Pellerin, membre du conseil du CRSAD 3023958

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 10

    10 zoneportneuf leSoleil samedi 27 août 2011 SAINT-RAYMOND Encore et toujours la ville de l'auto Johanne Martin Collaboration spéciale SAINT-RAYMOND - Sept concessionnaires dans une même rue, dans une municipalité qui comptait, à l'époque, moins de 8500 habitants,c'est en soi assez unique. Si on ajoute à cela le regroupement de tous les détaillants à l'occasion d'une vente annuelle sous la tente et dans l'achat de publicité commune pour attirer la clientèle de Québec, on obtient le résultat que tout le monde connaît. Bienvenuedanslavilledel'automobile. C'était au milieu des années 80. Aujourd'hui, même si Saint-Raymond compte deux concessionnaires en moins, le titre de ville de l'automobile lui sied toujours aussi bien. Plus que jamais d'ailleurs, puisque les affaires sont bonnes, à un point tel que toutes les bannières représentées (Toyota, Hyundai, Ford, Chevrolet et Chrysler) ont récemment investi dans leurs infrastructures ou s'apprêtent à le faire. «En 2006, notre bâtiment a été agrandi et nous prévoyons engager plus d'un million et demi de dollars dans de nouveaux travaux dès l'an prochain», confirme Étienne Plamondon, de Hyundai Saint-Raymond. Chez Germain Chevrolet, un chantier a aussi été lancé cet hiver. Quelque 1,6 million $ a été investi dans l'amélioration des installations. Mais qu'est-ce qui fait le succès de la ville de l'automobile et lui permet d'aller chercher de 30 % à 50 % de ses clients à l'extérieur de son «périmètre naturel», et plus particulièrement à Québec? OUVERT LE SAMEDI «L'une de nos forces, c'est notre accueil personnalisé», soutient le propriétaire de Germain Chevrolet, Louis Moisan. «Ici, on peut facilement rencontrer l'équipe de direction et les gens du service. L'autre facteur, c'est le fait qu'on soit ouvert le samedi, une situation qui nous avantage si on se compare aux commerces de Québec qui, eux, sont fermés.» «La clientèle recherche le caractère plus humain de l'accueil Claude Plamondon (Saint-Raymond Toyota), Pierre Moisan (Germain Chevrolet), Étienne Plamondon (Hyundai Saint-Raymond), Jacques Larue (Automobiles Dalton) et Stéphane Brouillette (Saint-Raymond Chrysler) : cinq compétiteurs, mais aussi cinq associés pour attirer la clientèle de Québec. - PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET et du service que l'on retrouve en région; c'est ce que le monde veut, ça correspond à un besoin et c'est ce que nous offrons», ajoute Claude Plamondon, de Saint-Raymond Toyota. «J'ai même des clients qui n'ont pas acheté leur véhicule chez nous et qui se déplacent quand même jusqu'ici pour leur entretien.» À l'accueil chaleureux viennent se greffer de petites attentions qui sont habituellement l'apanage de concessionnaires haut de gamme : lavage gratuit des voitures, service de navette, véhicules de courtoisie en abondance et même, dans certains cas, cueillette à domicile ou au bureau de la voiture du client. Et pour les prix? «Ils sont compétitifs et comparables à ceux de nos compétiteurs de Québec», affirme Yvan Bédard, d'Automobiles Dalton (Ford). «Ce qui est sûr, cependant, c'est que comme nos coûts fixes sont moins élevés qu'en ville, le taux horaire à l'atelier de mécanique est moins cher.» Étant donné que bon nombre de résidants de l'extérieur de la région possèdent un pied-àterre dans le secteur, les concessionnaires de Saint-Raymond profitent par ailleurs d'une clientèle composée de villégiateurs. Un phénomène qui semblerait assez unique. «C'est quelque chose de particulier à Portneuf», souligne Serge Beaudoin, de Saint-Raymond Chrysler. «Nous avons deux concessions à Joliette et les gens de Montréal n'y viennent pas. Pourquoi? Je l'ignore. Je n'ai pas encore trouvé le secret de la Caramilk!» 3023960

Page 1 of 2

Please wait