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rappelle notre démérite, et ceci nous déstabilise,
parce que nous ne nous sentons pas aimables.
Ceci est une réalité que à laquelle tous les croyants
peuvent témoigner et que Paul résumé en disant : «
Misérable que je suis, qui me délivrera du corps de
cette mort?... » (Rom. 7.24).
Vous voyez, c'est ici qu'elle se trouve l'erreur
que nous avons exposée, en ne nous trouvons pas
aimables nous manifestons que nous sommes
toujours captifs de l'erreur qui pousse l'homme à
penser qu'il porte en lui une gloire si grande qu'il
attire l'amour de Dieu. Cependant, c'est si loin
d'être vrai dans nos vies. Et cette erreur pousse le
croyant à vivre une vie misérable de culpabilité et
de remords. Tout nous semble si lourd et ardu. On
tente de se sanctifier et l'on n'y parvient pas, et l'on
tombe à nouveau, puis on se décourage et on finit
par se demander si Dieu n'aurait pas fait une erreur
en nous choisissant...
L'expérience de la grâce
Mes amis, vous savez quoi? C'est peut-être en
ce lieu d'échec que Dieu veut nous rappeler à ce
qui est vrai, c'est-à-dire que la base du contact
entre un homme et Dieu ne peut être autre que
celle de la grâce. Tout comme c'était vrai avant
notre salut, c'est tout aussi vrai après celui-ci! Si
c'est par grâce, donc, c'est nécessairement sur la
base du démérite. Si nous ne sommes pas encore
nous-mêmes persuadés de notre indignité et de
notre démérite complet, je crois sincèrement que
Dieu, dans son amour, devra nous laisser frapper le
fond de nous-mêmes. Pourquoi ferait-il cela? Pour
nous montrer ce qui est véritablement en nous, et
qu'il voit pourtant si clairement. Ce que nous
tentons de ne pas admettre de nous-mêmes, ne le
voit-il pas comme en plein jour?
Ce contact avec notre échec moral est une
expérience à la fois douloureuse et bouleversante.
Nous devons lui faire face et lui avouer notre incapacité,
lui confesser notre rébellion et nos fautes.
Nous devons cesser de couvrir nos vies de vêtements
propres pour cacher les vêtements sales que
nous portons en dessous, nous devons nous
présenter tel que nous sommes devant lui.
C'est exactement l'expérience que fit Josué, le
souverain sacrificateur en Zacharie 3, quand il se
trouva devant l'ange de l'Éternel couvert de vêtements
sales. Dans cette cène, pointant ses vêtements
sales, Satan se tient à sa droite et l'accuse.
Dans cette situation il faut cesser de se défendre
nous-mêmes, ou pire, de tenter de nous persuader
que nos vêtements ne sont pas si sales que ça. Ici,
Josué est coupable et le sait. Ce qui fait la gloire de
cette cène ce n'est pas la gloire de Josué, mais bien
la gloire de l'Ange de l'Éternel qui ferma la bouche
de Satan en faisant mettre à Josué des vêtements
propres et qui déclara : « Vois je t'enlève ton iniquité,
et je te revêts d'habits de fête » (Zach. 3.4)
Nous développerons davantage sur ce sujet
dans le prochain article, mais je veux vous dire ici
que si vous portez ce fardeau qui vous fait voir la vie
chrétienne comme une chose lourde et laborieuse,
je vous supplie de courir dès maintenant dans la
sainte présence de votre Rédempteur. Répandez
devant votre âme et ne lui cachez rien de tout ce qui
vous rend honteux, confessez-lui tout! Il vous attend
à bras ouverts et il veut prendre ce fardeau. Laissez
à Dieu le soin d'être le seul glorieux dans le rapport
d'amour et acceptez d'être aimé même si vous
n'êtes pas aimable. Vous verrez à quel point il aime,
combien son affection est grande, son pardon
immense et sans fin. Vous parlerez à nouveau de la
grâce, mais plus au passé, comme une chose
présente, continuelle. Vous verrez à quel point on
s'attache au Dieu de la grâce, quel amour monte en
nous, combien le sentiment d'indignité est remplacé
par celui de l'honneur. Vous verrez à quel point la
sanctification qui suit l'expérience de la grâce est
légère et efficace.
Chers amis, ce n'est pas un prédicateur qui
s'adresse à vous, c'est un pécheur comme vous,
indigne, oui, et qui fut totalement bouleversé par cette
grâce dont je vous parle. Ma prière en écrivant ces
lignes est que vous puissiez bientôt ouvrir la bouche
et vivre de tout cœur le verset que nous connaissons
si bien : « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et
chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon
joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis
doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos
pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon
fardeau est léger. » (Mat. 11.28-30)