Topics
Publishers
Add to bookmarks Add to subscriptions Share
Tout.mag | Septembre 2012
Magazines | Religions 2012-09-27 15:45:12
Page 2 of 5
  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 11

    Tout.mag 10/11 pendant trois jours, disons qu'il devait certainement être intéressant non?! Souvent, j'ai l'impression que Jésus est « plate » et monotone. Comme dans les films ou les histoires que j'ai entendues à propos de sa vie. Lorsque je regarde des films sur la vie de Jésus, il a l'air de sortir tout droit d'une planète sans émotion! Bon j'exagère un peu, mais à peine! Mais cette perception de Jésus est complètement erronée! Jésus est loin d'être ennuyeux et monotone! Pour que les foules le suivent partout, que des hommes quittent leurs foyers et leur travail afin de le suivre... Il devait être très attirant et intéressant! Sa sensibilité et son empathie Parfois, j'ai l'impression que Jésus n'est pas concerné par ce que je vis! De toute façon, il a certainement des choses plus importantes à faire que de se préoccuper de moi non?! Après tout, il est Dieu alors il ne doit pas avoir le temps de se soucier de ma vie! Eh bien non! Jésus est concerné par toi et par ce que tu vis, tout comme il était concerné par ceux qui étaient près de lui. Jamais je n'ai vu dans les Évangiles une seule fois où Jésus est trop pressé pour aller guérir quelqu'un, pour donner la vue à un aveugle, pour faire marcher ceux qui sont infirmes. Jésus avait toujours du temps pour les gens qui étaient dans le besoin. Eh bien, je tiens à te dire qu'il n'a pas changé! Jésus est le même aujourd'hui! Il est toujours présent pour t'écouter, il est concerné par ce que tu vis. Il désire ton bien et il est là, à tout moment tu peux aller le voir. Et ce qui est merveilleux dans tout ça c'est que si tu souffres, il est très bien placé pour te comprendre et te consoler, car pour ce qui est de la souffrance, il s'y connait! Tu crois qu'il est loin et indifférent à ta situation. C'est un mensonge et, s'il te plaît, n'y crois pas! Jésus est concerné par ta situation et il est toujours là pour toi! Sa franchise Jésus était loin d'avoir une langue de bois! Il connaissait les coeurs et n'avait jamais peur de mettre en lumière l'hypocrisie d'une personne, particulièrement les religieux. Voilà ce que Jésus détestait, et déteste encore! Une attitude religieuse! Les pharisiens étaient des experts en la matière. Ils appliquaient la loi de Moïse à la lettre, mais leurs coeurs étaient durs comme de la roche! Au chapitre 23 de Matthieu, Jésus les traite d'hypocrites à huit reprises, les traite d'aveugles à cinq reprises, de stupides deux fois, de pourris, et leurs dit à huit reprises: Malheurs à vous! Ouf c'est assez « din dents » comme on dit en bon québécois! Pourquoi est-il si dur avec eux? Parce que leurs actions accomplissent les règles de Dieu, mais leurs coeurs sont complètement rebelles et orgueilleux. Un coeur honnête et franc, voilà ce qu'il recherche. Pas un masque, pas une apparence que tout va bien. De toute façon, il sait tout alors ça ne sert à rien de lui cacher comment nous sommes! C'est important de bien apprendre à connaître Jésus et d'avoir une idée plus juste de qui il est, car notre perception de Jésus influencera inévitablement notre relation avec lui! Honnêtement, je n'ai vraiment pas envie de passer du temps avec une personne qui semble sortir d'une planète sans émotion et plate. Mais par contre, j'ai vraiment le goût d'apprendre à connaitre quelqu'un qui attire les foules, qui prend soin de tous ceux qu'il croise et qui recherche la franchise et l'honnêteté! Et toi, comment perçois-tu Jésus? As-tu le désir d'apprendre à le connaître? -

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 12

    Solange F. Bilodeau, secrétaire de Mission Haïti La Bible parle, Laval www.labibleparle.com Reportage Haïti, un pays où tout est à faire... Le pasteur Jeffrey Laurin ne cesse, depuis ses débuts, d'inviter ses troupes à sortir... sortir de leur zone de confort, sortir pour connaître Dieu et le faire connaître. Un jour, Dieu, par un jeu de circonstances, l'invite à le suivre en Haïti, pays francophone où tout est à faire. Au cours des années, des contingents de missionnaires de La Bible Parle se sont succédé pour venir en aide aux organismes chrétiens québécois déjà fonctionnels en Haïti. Plus tard, une rencontre avec la Mission évangélique Baptiste du sud d'Haïti (MEBSH) les aiguille vers le village de Tiverny, en bordure de mer dans la région sud-ouest du pays, près de la ville des Cayes. Tiverny, environ 2000 âmes, devient alors le point de chute de la grâce de Dieu. Comment? Par l'intermédiaire de centaines de bénévoles croyants ou non, de tous les métiers, dont le cœur a été touché par la compassion et l'amour de notre Dieu afin de participer, depuis plus de 13 ans déjà, aux voyages missionnaires organisés par les églises La Bible Parle des quatre coins du Québec. À Tiverny, dès que le soleil lance ses premiers rayons orangés sur la mer calme, on entend crier des pêcheurs, « ban tri-tri », aussitôt qu'un banc de petits poissons ou de tri-tri (petite crevette très protéinée) se montre sous la vague. À leurs cris, les autres accourent dans l'espoir d'une pêche miraculeuse. Debout en équilibre sur une pirogue, certains lancent leurs vieux filets mille fois réparés aux abords de la mer, tandis que d'autres se jettent à l'eau jusqu'au cou afin de ramener leur maigre trésor. Plusieurs pères du village y ont perdu la vie lorsque la mer était plus agitée (gwos mè), laissant derrière leur famille pauvre et orpheline. Le tri-tri et les quelques poissons durement arrachés à la mer seront vendus pour quelques cents à des commerçants et finiront au marché de Port-au-Prince. Pendant ce temps, lorsque la terre est encore humide de rosée et qu'une légère brume flotte sur le sol, quelques fermiers, pieds nus, labourent leur terre à

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 13

    Tout.mag 12/13 l'aide de pikwa (une bêche). Cette terre trop salée est avare de ses produits qui, ou inondés, ou assoiffés par la sécheresse, ou encore dévorés par les chèvres du voisin ou même volés bien avant qu'ils ne murissent, finissent rarement dans l'assiette de celui qui les a semés. Un ouragan et voilà que quelques bêtes sont emportées par l'eau de la rivière Lacule qui déborde. Une sécheresse et les bêtes, épuisées au soleil, meurent de soif. Tous ces inconvénients minent le courage de Tiverny. Ce même scénario, en Haïti, se retrouve un peu partout. Les enfants tout de rose ou de bleu vêtus, selon leur niveau scolaire, marchent, tout joyeux, jusqu'à l'école du village. La majorité d'entre eux n'auront comme seul repas de la journée que celui distribué par la cantine de La Bible Parle les jours d'école. En effet, 325 enfants et les personnes invalides du village reçoivent un repas quotidien à raison de cinq jours par semaine (et ce, depuis six ans). Cette cantine et le parrainage offerts à plus de 200 enfants nous ont permis de constater une nette amélioration de la santé et des résultats scolaires des élèves de Tiverny. À notre arrivée au village il y a dix ans, nous avons vu des enfants aux cheveux roux qui mangeaient l'écorce verte des amandes, croquaient des roches, le ventre gonflé par la malnutrition et les parasites. Maintenant, nous n'en voyons presque plus. Les parasites demeurent, par contre, à cause de l'abreuvage des animaux, des déchets fécaux, du lavage, des bains, etc. dans le même point d'eau, la rivière Lacule. De ce manque de savoir sur le plan de l'hygiène découlent plusieurs infections cutanées ou parasitaires, de la typhoïde et quoi encore?... Les bons soins des dentistes, des médecins et infirmières, l'enseignement sur l'hygiène, les conseils sur l'agriculture, l'alphabétisation et ces voyages missionnaires, année après année, font une différence marquante. Sans parler de l'enseignement biblique offert aux pasteurs locaux et à la population en général afin que tous connaissent le Dieu Sauveur sous l'angle de l'amour dans la vérité et de la liberté qui rend responsable de ses choix. La population d'Haïti est affligée d'un taux de chômage de 80 %. C'est dire que la main-d'œuvre est là, mais les emplois n'y sont pas. Pourtant, tout y est à faire. Comment alors les aider? En créant de l'emploi? Oui, entre autres, et nous le faisons selon nos moyens, à l'échelle d'un petit village, qui, devant nos yeux, est devenu plus prospère. Mais encore? L'enseignement, par exemple dans le domaine de l'agriculture, est très important même si les habitudes ancestrales peu efficaces, mais si

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 14

    Tout.mag 14/15 ancrées dans leurs façons de faire ralentissent l'adoption de nouvelles approches dans la gestion du sol. Leur dire comment faire est très facile, c'en est une autre que de les aider, les amener à être autonomes. Nous devons gagner leur confiance, de nous garder de les juger et de les humilier par une attitude de condescendance et chercher à les comprendre, à tisser des relations d'égal à égal. Aider aussi sans faire de « dumping », qui nuirait considérablement à l'économie locale, aider en partenariat, en collaboration pour éviter la culture d'assistance et favoriser plutôt l'autonomie et la responsabilité. Aider véritablement, c'est vouloir la réussite de l'autre; aider, c'est aimer. La culture du peuple haïtien est chargée de superstitions, de crainte d'un Dieu qui punit et de bien d'autres choses qui nous sont inconnues, à nous les Québécois. Leur passé de misère a laissé des séquelles, et leur présent en souffre. Il en ressort une terrible méconnaissance du vrai Dieu qui veut déployer sa grâce infinie sur ses enfants et les faire grandir en connaissance et en sagesse. De toute évidence, l'enseignement de la Parole de Dieu est primordial. Il est le commencement de leur délivrance et de leur prospérité. La tâche est immense, et nous ne pouvons aider que dans une petite mesure. Cependant, si Dieu est avec nous, notre peu devient gigantesque. Avec une foi grosse comme un grain de sénevé, on peut transporter des montagnes. C'est Dieu qui agit. Il veut juste qu'on se présente sur le chantier et il nous rend capables de faire le travail. Il nous apprend à aider, à aimer comme lui aime et il nous devance sur le chemin où il nous envoie. Pourquoi ne pas épargner les fonds nécessaires afin de participer à un voyage missionnaire, de sortir de son confort pour seulement deux semaines, et d'aller donner? Juste le suivre pour le connaître ailleurs. Jésus dit : « Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir... » (Actes 20,35). Le servir et y trouver son bonheur... -

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 15

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 16

    Jean-François Moquin, évangéliste Église évangélique baptiste de l'Est de Montréal www.eglisedelest.com Parole de vie L'expérience la grâce de (première partie) Souvent, lorsque nous pensons à la grâce de Dieu, nous pensons à l'événement qui nous amena à la conversion, à la réconciliation avec lui. Un peu comme l'exprime Paul en Romains 5.8, nous pensons au moment où Dieu nous trouva, dans le monde, sans lui, où nous étions pécheurs alors qu'il est Saint, où nous étions séparés par nos offenses. C'est bien une grâce, en effet, une faveur accordée non seulement gratuitement, sans recours au mérite, mais aussi une faveur qui nous donna en fait le contraire de ce que nous méritions. Cette grâce de Dieu, donc, elle est grâce à cause de notre démérite, notre indignité. Si d'accepter un verdict sur notre vie de démérite et d'indignité est chose douloureuse, c'est ensuite en ceci que l'amour de Dieu est le plus saisissant : Il m'aime... moi qui ne le mérite pas... et il a aimé à ce point... même dans ce qui semble tout à fait déraisonnable. C'est dans cette juste compréhension de la grâce que l'amour de Dieu peut être réellement compris. Ce n'est que sur la base de l'indignité humaine que nous pouvons comprendre que l'amour de Dieu n'est pas comme celui des hommes, en ce que son amour n'est pas conditionné par l'objet de son amour, mais bien par lui-même. Si nous comprenons bien ce concept de la grâce de Dieu, en relation avec l'indignité humaine pour l'événement du salut, je crains que nous ne le comprenions souvent que trop peu pour ce qui est de la vie chrétienne. Se pourrait-il qu'après la conversion cette compréhension naturelle humaine de l'amour revienne nous pousser à croire, en quelque sorte, que l'amour de Dieu est conditionné par nous... qu'il faut être aimable pour être aimé? Je crois que c'est une erreur qui nous prive de pouvoir expérimenter la profondeur transformatrice de la nature même de l'amour de Dieu. En cette

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 17

    de Dieu Tout.mag 16/17 erreur nous prenons sur nous un crédit qui ne nous appartient pas, une gloire qui n'appartient pourtant qu'à Dieu. Si Dieu aime, c'est qu'il a résolu d'aimer, et la gloire de cet amour revient à sa propre résolution d'avoir choisi d'aimer. L'homme, donc, n'est pas glorieux d'être aimé, plutôt Dieu est glorieux d'avoir choisi d'aimer. Le Dieu glorieux avant la création Pour illustrer ceci, considérons la personne de Dieu. Il est glorieux non en raison des choses qu'il fait, mais en raison de ce qu'il est. Avant que rien de ce qui existe ne fusse créé Dieu existait, et sa gloire n'était pas moindre alors qu'elle ne l'est aujourd'hui. Cette gloire réside en lui-même, en ses attributs divins, indépendamment de toute source externe. Ainsi, même avant qu'il existe une création pour manifester l'amour de Dieu, l'amour était déjà un attribut de sa personne, et sa gloire était, tout comme maintenant, complète. La création ne fit ensuite que rendre manifeste cet attribut de sa personne. Ce que je veux dire ici, c'est que l'homme en étant aimé par Dieu ne l'a pas rendu glorieux, il s'est seulement manifesté ce qui était déjà. Ce qui est glorieux dans l'amour de Dieu, donc, ce n'est pas la personne qui est aimée, mais bien la personne qui aime, parce que l'amour est une manifestation de l'un de ses attributs. La création de l'homme Dans le jardin d'Éden, à la création de l'homme, Dieu était donc ce qu'il avait toujours été et l'homme en était pleinement comblé. C'était avant que l'homme ne se révolte et ne soit séparé de son créateur. En cet endroit, l'identité complète de l'homme ne résidait en rien sur ce qu'il était ou produisait, mais entièrement en celui qui l'avait créé. Il en était de même aussi pour sa compréhension de l'amour, il était aimé parce que Dieu est amour et qu'il avait choisi d'aimer. L'homme était entièrement sécure dans cette phrase : « Dieu vit ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon. » (Gen. 1.31). En ce rapport, l'homme était entièrement sujet de la gloire de Dieu et rien de ce qu'il faisait ne pouvait en ajouter. Ainsi s'il était aimé ce n'était pas qu'il était aimable, mais c'était que Dieu était amour et cela ne dépendait pas de lui, mais de ce que nous pourrions appeler « la résolution indépendante de Dieu ». Si Dieu aime, c'est qu'il a choisi d'aimer, personne ne l'a influencé à aimer. La chute Puis arriva cet événement tragique, la révolte par laquelle l'homme voulut devenir comme Dieu. On voit souvent cet événement comme celui par lequel l'homme devint capable de faire le mal, et ce n'est pas faux. Mais ce ne fut pourtant pas pour faire le mal qu'il fit le choix de manger du fruit défendu. C'est en réponse à l'argument du serpent disant « Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Gen. 3.5). C'est donc pour devenir comme des dieux qu'Adam et Ève choisirent de manger du fruit, non pour pouvoir faire le mal, mais pour pouvoir choisir d'en faire euxmêmes la différence et la distinction, et surtout pour leur propre avantage, leur propre gloire. C'est ce qui se fit immédiatement après qu'ils eurent mangé du fruit, « les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus... » (Gen. 3.7).

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 18

    Ce fut à la fois la mort spirituelle de l'homme et la naissance de l'homme de la chute, de l'homme-dieu voyant tout de ses propres yeux et croyant que tout lui est dû et destiné. Il se voit nu alors qu'avant il ne s'était vu qu'au travers la création parfaite de Dieu. Ses yeux étant à présent ouverts il choisira de tout faire pour son propre intérêt, ou sa propre gloire. Prenons l'exemple de l'amour, s'il aime à présent c'est que l'amour lui rapporte un avantage, sinon il n'aime pas. C'est la forme active de l'amour, mais ceci est vrai aussi de la forme passive : s'il est aimé, il ne peut que croire qu'il a été trouvé aimable. Ainsi il aime pour son propre intérêt et il se croit aimé pour son propre mérite. Dans les deux cas, il est le centre de sa compréhension de l'amour. L'avènement de l'homme-dieu Voyez à présent le rapport que l'homme de la chute a avec l'amour; il croit en être la cause. Pourquoi ça? Parce qu'après la chute l'homme est infecté du syndrome de l'homme-dieu et qu'il croit que tout lui est dû ou destiné. Se croyant maintenant un petit dieu il est usurpateur, inconsciemment, il tente de prendre sur lui la gloire de Dieu. Ainsi, pour ce qui est de l'amour, en étant aimé, il croit résolument que ses œuvres (la gloire de sa personne) ont provoqué en l'autre ce sentiment d'amour. Or, Dieu n'aime pas sur cette base, comme nous l'avons dit plus haut, Dieu aime parce qu'il est amour, et cette gloire réside en lui, non dans la personne aimée. À présent, pour l'homme de la chute, la vision de l'amour est embrouillée, et même lorsque Dieu l'appelle de son amour il croit avoir, en quelque sorte, séduit Dieu et mériter cet amour. En croyant mériter l'amour de Dieu, il en prend le crédit et la gloire sur sa propre personne. Oui, mériter l'amour de Dieu c'est voler la gloire de l'amour qui appartient à Dieu seul pour se l'approprier à soi-même. L'erreur perpétuée dans notre vie chrétienne Nous verrons dans un prochain article les détails de cette chute de l'homme et comment cette compréhension égocentrique déchue de l'amour lui fera obstacle dans l'appel de Dieu à répondre à l'offre du salut par grâce. Pour le moment, parlons de nous, croyants rachetés, ayant cru et reçut le salut par grâce. Pourquoi parlons-nous de la grâce de Dieu au passé, comme faisant uniquement référence à la faveur que nous avons obtenue au moment de reconnaître notre culpabilité devant Dieu et de réclamer pour nous le sacrifice du Sauveur? Pourquoi, étant pleinement pardonnés, sommes-nous si inquiets quant à l'amour de Dieu dans nos vies? Je voudrais proposer que ce soit parce que nous voyons encore l'amour par les yeux de l'homme de la chute, dans lequel notre mérite est l'élément déclencheur de l'amour de Dieu. Si, au salut, nous avons été délivrés de la condamnation de nos péchés et rendus légalement justes devant Dieu, nous n'avons pas encore été libérés de nos corps déchus, et la compréhension de la chute demeure notre compréhension par défaut. Même une fois sauvés nous pouvons croire devoir mériter l'amour de Dieu. Or Dieu n'aime jamais sur autre base que lui-même, et sa propre résolution en est la source. C'est à cause de Christ que nous sommes aimés du père, et cette gloire n'est pas la nôtre, mais la sienne. Pourtant l'expérience de nos péchés nous

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 19

    Tout.mag 18/19 rappelle notre démérite, et ceci nous déstabilise, parce que nous ne nous sentons pas aimables. Ceci est une réalité que à laquelle tous les croyants peuvent témoigner et que Paul résumé en disant : « Misérable que je suis, qui me délivrera du corps de cette mort?... » (Rom. 7.24). Vous voyez, c'est ici qu'elle se trouve l'erreur que nous avons exposée, en ne nous trouvons pas aimables nous manifestons que nous sommes toujours captifs de l'erreur qui pousse l'homme à penser qu'il porte en lui une gloire si grande qu'il attire l'amour de Dieu. Cependant, c'est si loin d'être vrai dans nos vies. Et cette erreur pousse le croyant à vivre une vie misérable de culpabilité et de remords. Tout nous semble si lourd et ardu. On tente de se sanctifier et l'on n'y parvient pas, et l'on tombe à nouveau, puis on se décourage et on finit par se demander si Dieu n'aurait pas fait une erreur en nous choisissant... L'expérience de la grâce Mes amis, vous savez quoi? C'est peut-être en ce lieu d'échec que Dieu veut nous rappeler à ce qui est vrai, c'est-à-dire que la base du contact entre un homme et Dieu ne peut être autre que celle de la grâce. Tout comme c'était vrai avant notre salut, c'est tout aussi vrai après celui-ci! Si c'est par grâce, donc, c'est nécessairement sur la base du démérite. Si nous ne sommes pas encore nous-mêmes persuadés de notre indignité et de notre démérite complet, je crois sincèrement que Dieu, dans son amour, devra nous laisser frapper le fond de nous-mêmes. Pourquoi ferait-il cela? Pour nous montrer ce qui est véritablement en nous, et qu'il voit pourtant si clairement. Ce que nous tentons de ne pas admettre de nous-mêmes, ne le voit-il pas comme en plein jour? Ce contact avec notre échec moral est une expérience à la fois douloureuse et bouleversante. Nous devons lui faire face et lui avouer notre incapacité, lui confesser notre rébellion et nos fautes. Nous devons cesser de couvrir nos vies de vêtements propres pour cacher les vêtements sales que nous portons en dessous, nous devons nous présenter tel que nous sommes devant lui. C'est exactement l'expérience que fit Josué, le souverain sacrificateur en Zacharie 3, quand il se trouva devant l'ange de l'Éternel couvert de vêtements sales. Dans cette cène, pointant ses vêtements sales, Satan se tient à sa droite et l'accuse. Dans cette situation il faut cesser de se défendre nous-mêmes, ou pire, de tenter de nous persuader que nos vêtements ne sont pas si sales que ça. Ici, Josué est coupable et le sait. Ce qui fait la gloire de cette cène ce n'est pas la gloire de Josué, mais bien la gloire de l'Ange de l'Éternel qui ferma la bouche de Satan en faisant mettre à Josué des vêtements propres et qui déclara : « Vois je t'enlève ton iniquité, et je te revêts d'habits de fête » (Zach. 3.4) Nous développerons davantage sur ce sujet dans le prochain article, mais je veux vous dire ici que si vous portez ce fardeau qui vous fait voir la vie chrétienne comme une chose lourde et laborieuse, je vous supplie de courir dès maintenant dans la sainte présence de votre Rédempteur. Répandez devant votre âme et ne lui cachez rien de tout ce qui vous rend honteux, confessez-lui tout! Il vous attend à bras ouverts et il veut prendre ce fardeau. Laissez à Dieu le soin d'être le seul glorieux dans le rapport d'amour et acceptez d'être aimé même si vous n'êtes pas aimable. Vous verrez à quel point il aime, combien son affection est grande, son pardon immense et sans fin. Vous parlerez à nouveau de la grâce, mais plus au passé, comme une chose présente, continuelle. Vous verrez à quel point on s'attache au Dieu de la grâce, quel amour monte en nous, combien le sentiment d'indignité est remplacé par celui de l'honneur. Vous verrez à quel point la sanctification qui suit l'expérience de la grâce est légère et efficace. Chers amis, ce n'est pas un prédicateur qui s'adresse à vous, c'est un pécheur comme vous, indigne, oui, et qui fut totalement bouleversé par cette grâce dont je vous parle. Ma prière en écrivant ces lignes est que vous puissiez bientôt ouvrir la bouche et vivre de tout cœur le verset que nous connaissons si bien : « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau est léger. » (Mat. 11.28-30)

  • Add to bookmarks Add to subscriptions Share
    Page 20

    Véronique Demers, Journaliste Reportage François Bergeron Une trace de craie dans le chemin de la foi Comme des pas dans le sable, la craie a tracé son sillage dans la vie de François Bergeron. Ce père de quatre enfants ts a dédié son œuvre d'évangéliste en déployant ses talents de dessinateur essinateur et conteur. Son art ne s'est toutefois pas développé sans heurt. « Ce n'était pas évident au début de raconter une histoire tout en dessinant, ssinant, trait par trait, ce qui allait devenir une fresque au bout d'une ne heure. Je me suis beaucoup inspiré de Matt Bowman d'Eternity Art », détaille l'artiste de Stanstead, en Estrie. Ainsi, depuis 1998, François Bergeron a partagé sa a foi dans les prisons, les écoles, les foyers de personnes âgées et les es églises. « Ce qui rend mon art accessible à tous, autant pour le croyant ant que l'incroyant, c'est que je ne suis pas là pour prôner une religion. Mais Jésus ressort beaucoup à travers les toiles », admet-il.

Page 2 of 5

Please wait