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À toute vitesse.net | Septembre 2012
Magazines | Sports 2012-09-27 14:10:20
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    Page 1

    © Crédit photo : Aribamo.com

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    Éditeur et rédacteur en chef Patrick Bélanger Collaborateurs François-Olivier Roberge Samuel Larochelle Kim Vermette Yves Michaud Marie-Pier Charest Designer graphique Marie-Chantale Evers Réviseure Audrey Côté Photo de la page couverture Mohamed Ariba Publicité publicite@atoutevitesse.net Rédaction redaction@atoutevitesse.net La reproduction du webzine À toute vitesse.net, en tout ou en partie, est interdite sans l'autorisation écrite du rédacteur en chef. Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada : ISSN 1927-1018 À toute vitesse.net est publié par Bélanger Communication Marketing pour le compte de la Fédération de patinage de vitesse du Québec. Toute correspondance doit être adressée à info@atoutevitesse.net

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    Sommaire Mot du directeur général .....................................................................6 Le 24 h Roller de Montréal -Quand découvrir un sport permet de se découvrir soi-même ........................................................8 L'état du patin à roues alignées au Québec en 2012 ........................12 Mot de l'officiel : À la ligne de départ... ...........................................16 La bonne étoile des Comètes de Chicoutimi .....................................18 La caféine et le sport ...........................................................................22 Sans protège-lames avec Charles Hamelin ........................................26 Genève Bélanger : douce comme le vent, rapide comme l'éclair .....30 La bonne technique pour aiguiser ses patins ....................................34 Guylaine Dumont : Au-delà de l'entraînement physique .................38 Hypertrophie transitoire vs chronique vs douleur ............................42 Le développement à long terme du patineur... en bref ..................46

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    Mot du directeur général Robert Dubreuil directeur général FPVQ « Ce webzine est le vôtre, chers lecteurs et lectrices » Bilan de saison À toute vitesse.net 6 L'an dernier, à pareille date, le président André Beaulieu et moi-même vous écrivions avec grand enthousiasme pour vous annoncer le lancement d'un nouvel outil de communication : le webzine de la FPVQ À toute vitesse.net. Après un an d'existence et quatre parutions, nous pouvons affirmer avec modestie, mais tout de même avec fierté : mission accomplie ! Nous devons offrir nos chaleureux remerciements à son créateur et éditeur, monsieur Patrick Bélanger, sans qui ce projet n'aurait jamais existé. Pour cette deuxième et nouvelle saison, le webzine de la FPVQ poursuivra les mêmes objectifs, cherchant notamment à mieux faire connaître nos disciplines sportives, leurs activités et les acteurs qui les animent. Vous êtes invités à y contribuer en apportant des suggestions et en nous transmettant des commentaires. Ce webzine est le vôtre, chers lecteurs et lectrices, que vous soyez membres de la Fédération autant que tout simplement une personne intéressée par l'une ou l'autre des composantes d'une de nos disciplines sportives. En cette année pré-olympique, qui nous permettra d'accueillir une fois de plus en sol québécois une étape de la Coupe du monde ISU Samsung courte piste à Montréal et qui permettra à de nombreux jeunes adeptes de vivre à Saguenay en mars prochain la superbe expérience que sont les Jeux du Québec, je vous souhaite une excellente saison 2012-2013 !

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    Annie Motard-Bélanger M.Sc., Dt.P. Diététiste pour les Producteurs laitiers du Canada Mélanie Olivier M.Sc., Dt.P. Diététiste et présidente chez VIVAÏ : Experts en nutrition ALIMENTATION ET PERFORMANCE EN COMPÉTITION La saison des compétitions approche : préparation mentale, entraînement et alimentation sont les clés de la réussite de chaque athlète ! Il devient important de bien se connaître en situation de stress, pour trouver les aliments, les collations et les boissons qui seront appréciés et tolérés. LA VEILLE D'UNE COMPÉTITION Une hydratation optimale et de bonnes réserves de glycogène (énergie sous forme de sucres mis en réserve dans le foie et les muscles) sont essentielles, avant une compétition. Deux jours précédant celle-ci, les repas et collations devraient contenir un peu plus de glucides que d'habitude (ex. : fruits, légumes, produits laitiers, produits céréaliers à grains entiers). Pour atteindre cet objectif, il suffit d'ajouter un bol de céréales avec du lait à la collation, un yogourt au dîner et du riz au souper. La veille, il faut boire abondamment, sans toutefois que cela nuise au sommeil. AVANT LA COMPÉTITION Il faut environ deux à quatre heures entre le repas et le réchauffement, pour rendre l'énergie disponible au corps pendant l'épreuve. Ce repas sera idéalement composé de glucides, la source d'énergie préférée de l'organisme pendant l'activité physique. À noter : plus un repas contient de protéines (ex. : viande) et de matières grasses, plus sa digestion est lente, augmentant le risque de crampes abdominales pendant l'effort. Le stress de la compétition peut influencer l'appétit et ralentir le fonctionnement du système digestif. Lorsque le stress réduit l'appétit au point d'avoir de la difficulté à avaler quoi que ce soit, il est intéressant d'opter pour un repas ou une collation liquide (ex. : lait frappé à base de lait, de fruits et de yogourt) ou légèrement plus solide (ex. : purée de fruits, soupe et craquelins), sans oublier un délai de digestion adéquat avant la compétition. PLUS D'UNE ÉPREUVE DANS LA MÊME JOURNÉE Ce ne sont pas tous les horaires de compétition qui permettent de prendre un repas complet entre deux épreuves. Les repas fractionnés ou les collations fréquentes sont alors à prioriser, afin de maintenir un niveau d'énergie constant. Peu de temps après chaque épreuve, il est important de prendre une collation ou un repas de récupération, surtout si une autre compétition est prévue dans la journée. Voici des exemples de collations de récupération : * Yogourt à la vanille * Sandwich à la dinde avec fruits * Fruits séchés et noix * Galette à l'avoine * Lait frappé et lait au chocolat EN COMPÉ, JE METS DANS MON SAC À LUNCH... Dans certaines compétitions, même si divers repas ou collations sont mis à la disposition des athlètes (ex. : service de repas ou casse-croûte), il est préférable d'apporter ses propres aliments et boissons. Mieux vaut avoir plusieurs options une fois sur place que de faire face à des choix limités ! Les aliments consommés en compétition doivent être familiers et bien tolérés. Le repas doit quant à lui contenir suffisamment de liquide (ex. : eau, lait, jus de fruit pur à 100 %), pour favoriser une hydratation adéquate. Enfin, il est judicieux de prévoir de la glace pour les aliments périssables et d'apporter une variété de collations non périssables (ex. : galettes, lait traité à ultra haute température (UHT), tartines de confiture). vivaï.ca

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    Sur le podium Samuel Larochelle Journaliste « J'en tremblais, tellement j'avais aimé ça. » Le 24 h Roller de Montréal À toute vitesse.net 8 Quand découvrir un sport permet de se découvrir soi-même Directeur général du 24 h Roller de Montréal depuis 2009, Simon Clément est l'exemple parfait de l'impact que peut avoir l'événement dans la vie de ses participants. De simple débutant curieux en 2004, il gravit peu à peu les échelons du sport et de l'organisation, jusqu'à faire partie de l'élite des patineurs à roues alignées du Québec et mener le 24 h Roller de Montréal vers de nouveaux sommets chaque année. Attirant près de 1000 patineurs pendant le congé de la fête du Travail, du 31 août au 3 septembre dernier, l'événement est d'abord connu pour son relais de 24 heures où chaque équipe de 10 patineurs doit compléter le plus grand nombre de tours du Circuit Gilles Villeneuve, du dimanche au lundi. Occasion rêvée pour se dépasser, socialiser et découvrir le patin à roues alignées, l'événement propose également des compétitions amicales et des sprints le samedi, en plus d'offrir une visite iconoclaste de la métropole, le vendredi soir. Moins de deux jours après la conclusion de la neuvième édition du 24 h Roller de Montréal, Simon Clément rencontrait le journaliste d'À toute vitesse, habité par un sentiment d'accomplissement et de grande fierté. Même si la plupart des gens peineraient à se relever d'un tel événement, le DG carbure à la passion dévorante qui l'habite pour le patin à roues alignées depuis ses débuts « officiels », il y a bientôt dix ans. Quand vous écoutez Simon vous raconter qu'il est du genre à pratiquer le patin, la plongée sous-marine, le tennis, la course à pied et l'escalade la même semaine, vous ne pouvez pas faire autrement que de le croire. Pourtant, son incursion dans le monde du patin est tout, sauf naturelle et fluide. Enfilant les patins à quatre roues de sa mère lorsqu'il n'est qu'un petit garçon, le jeune sportif suit des cours de patinage de vitesse avec des patins de hockey dans les pieds, quelques années plus tard. « À 14 ans, j'ai reçu mes premiers patins de roller-hockey. Dans ce temps-là, je pensais que je patinais vite... », relate-t-il avec un sourire en coin.

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    © Crédit photo : Mohamed Ariba

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    Sur le podium Ce n'est pas avant 2004 que le grand coup de foudre se produit. Apprenant l'existence du 24 h Roller Montréal via Internet, l'athlète demande à son frère Dominique s'il a envie de relever le défi avec lui. « On a trouvé des amis pour former l'équipe de 10, sans trop savoir dans quoi on s'embarquait. Étant donné qu'on ne patinait pas réellement vite, on a décidé de s'appeler Les Clowns. On s'est maquillé et on a mis de l'ambiance pendant la compétition. » Même si son équipe termine avant-dernière, dans un peloton de 226 participants, Simon a la piqûre. « J'en tremblais, tellement j'avais aimé ça. Je ne pouvais pas croire qu'il y ait un seul événement du genre pendant l'année. J'en ai parlé à tous mes amis. » Son initiation au 24 h lui fait également comprendre que ses pieds sont bien mal équipés. « Même si j'étais en forme, je me faisais dépasser par plusieurs patineurs comme si je n'avançais pas. Je ne comprenais pas comment ils pouvaient tenir une telle vitesse. Finalement, lorsque j'ai essayé des patins que la compagnie K2 prêtait sur le site de l'événement, j'ai fait mon meilleur tour du 24 h. À ce moment-là, je me suis dit que ce n'était pas moi le problème, mais les patins. » L'année suivante, accompagné de 19 autres clowns, le nouveau passionné de patin à roues alignées arrive un peu mieux © Crédit photo : Mohamed Ariba disposé. « Plusieurs semaines avant le 24 h, j'ai rencontré un collègue qui connaissait bien le sport et qui m'a donné plusieurs conseils pour mieux patiner. Nos deux équipes n'avaient pas encore de stratégie de course pour se reposer et se nourrir, mais on était quand même mieux organisé que la première année. » En 2006, Simon Clément se présente sur le circuit Gilles Villeneuve avec des patins de vitesse moulés sur mesure pour ses À toute vitesse.net 10 pieds et profite de plusieurs mois d'entraînement supervisé au Club Roller-Montréal. « Je me suis fait des amis dans le milieu, j'ai amélioré ma technique et j'ai fini par patiner deux fois par jour. » L'année 2007 est synonyme de deux pour un pour Simon Clément, alors qu'il devient le directeur du marketing de l'événement auquel il continue de participer. « J'ai toujours eu la fibre entrepreneuriale. Lors de ma première rencontre avec le comité organisateur, je voulais donner un coup de main, mais je me suis fait prendre au jeu. J'ai finalement eu la tâche de trouver des commanditaires et ça s'est super bien passé. C'était avant le début de la crise économique mondiale. » Faisant désormais partie de l'élite du patinage de vitesse à roues alignées au Québec, Clément se rend en France afin de participer au 24 h du Mans, la plus grosse course du monde de la discipline, avec plus de 6000 participants. « En revenant à Montréal, je me suis demandé pourquoi on n'essaierait pas de faire un événement aussi gros. À l'époque, les objectifs de l'organisation étaient de maintenir la qualité du 24 h, sans rêver de projets de grandeur. En 2007, on a même dû fermer les inscriptions avant l'événement, parce qu'on manquait © Crédit photo : Mohamed Ariba d'espace dans nos paddocks. Pendant ce temps-là, je rêvais de pouvoir faire découvrir le sport au plus grand nombre de personnes possible. » Ambitieux, bourreau de travail, généreux de son temps, Simon Clément prend du recul sur son engagement et réalise qu'il en fait trop. « En 2007, j'ai eu un accident, parce que j'étais épuisé. Je n'aurais tout simplement pas dû participer à la course en étant aussi engagé dans l'organisation. À partir

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